EXPOS ARTISTES A PROPOS

Fabienne Picaud

Expositions :
> 03/09/2020-10/10/2020

Fabienne PICAUD est né à Paris en 1959. Formé à l'art du verre en angleterre à l'age de 21 ans, elle développe tres tôt un travail atypique qui la fait connaître à travers le monde dans de nombreuses expositions institutionnelles. En particulier son travail est montré à Séoul, Shangaï, New York et Chicago.
English-> Fabienne PICAUD was born in Paris in 1959. She was trained for glass art in England at the age of 21 and soon, develop an atypical work which makes her known through the world and through many institutional exhibition. Her artwork is shown in Seoul, Shangaî, New York and Chicago


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Exposition
03/09/2020 au 10/10/2020


New York, Chicago, Shanghai, Seoul, en Hollande, en Suisse... l’œuvre de Fabienne Picaud continue de voyager dans le monde entier depuis les années quatre-vingt en Angleterre où l’artiste a débuté sa carrière. Une artiste « sculpteur-verrier », dont le travail, souvent distingué et primé auprès d’institutions prestigieuses, avait aussi été retenu par le président François Mitterrand pour honorer les chefs d’états invités lors du sommet de la francophonie 1992-93. Installée à Paris depuis 30 ans, Fabienne Picaud a récemment transporté ses fours à Clamecy dans la Nièvre où elle poursuit sa création toute singulière pour le medium qu’elle s’est choisi. Le verre soufflé, le verre coulé, le verre étiré et l’acier… Le verre, et ses contraintes d’abord choisies par défi, quand adolescente encore, l’image d’un « souffleur » avait subjugué la jeune femme au point de vouloir en faire l’objectif de toute une vie. Pour cette première exposition de l’artiste en Franche-Comté, la galerie bisontine « Bertrand Hassoun » propose au public une palette de créations évoquant les moments clé de sa carrière. Un peu plus d’une trentaine de pièces reflétant pour une part les affinités de la sculptrice avec l’esthétique « pop » et son univers psychédélique. L’œuvre aux couleurs vivifiantes est généreuse, qui nous offre un jardin de vie où souffle un havre de liberté sans concession. Un spectacle de couleurs et d’effets de transparence, dû aux métamorphoses de la lumière longuement et scrupuleusement interrogées par l’artiste dans les fournaises de son laboratoire exsudant les oxydes de cuivre et le nickel baignés dans la silice en fusion. Mais que l’on ne se trompe pas sur la cause de l’incendie et le droit d’en inférer je ne sais quelle brûlure passagère dans l’œil hypnotisé du spectateur !... Car l’œuvre toute entière de Fabienne Picaud s’est d’abord modelée dans la forge d’une âme préoccupée par les passions humaines. Nos petits caractères et notre nature profonde, tout y passe ! Voilà l’allumette ; voilà ce qui cuit lentement dans le cœur de cette alchimiste exaltée par la question de l’homme depuis sa première ignition. Regardez bien, regardez mieux… Cette bulle qui semble éclater, cette goutte se figer ; un peu plus loin cette molécule et comme cette graine qui déborde de son alvéole… La vie qui se cherche, la vie qui grandit. Tout y est. Toute une nature qui s’émancipe, se confronte, cherche sa voie sur la scène d’un petit théâtre d’inclinations terrestres… (D’infinies volutes, toutes sortes de cambrures, de galbes et d’arabesques…) Toute la sinuosité du monde qui ondule se tord et s’incurve. Le mouvement des origines ou l’origine du mouvement… Voilà la matrice, voilà la proposition. Et que l’on ne cherche pas alors le résultat d’un simple prodige de perfection artisanale une fois la matière refroidie et redevenue inerte sur un de ces présentoirs commerciaux. Cette fois, pas de manières ; rien de ronflant ou d’outrecuidant, mais juste les choses comme elles sont et l’histoire comme elle est. Une œuvre « de laboratoire », je vous l’ai dit. Mais dont celui-ci aurait les deux pieds bien arrimés dans la forge incandescente de la vie. Pas la moindre trace d’un paradis factice dans ce verre-là, mais du verre sans manières, sans simagrées ; du verre comme si vous en étiez... Voilà le secret et l’immense volupté d’un travail qui a toujours su garder le sens de son instinct premier ; celui de la beauté naturelle, de la beauté pure, celui de la simple beauté à l’état premier.
JL Gantner, août 2020