Galerie Bertrand Hassoun, art contemporain - Elham Etemadi
Alex CLAUDE
> 09/10/2025-08/11/2025
> 11/10/2023-11/11/2023
Exposition solo / Solo exhibition
2025, Galerie Bertrand Hassoun, Besançon, France
2025, Musée d'art, Sarret de Grozon, Arbois, France
2023, Galerie Bertrand Hassoun, Besançon, France
2020, Galerie L'oiseau Rare, Strasbourg, France
2019, Mostra d'arte de Civitella d'Agliano, Italia
2018, Galerie Alfred Sküll, Bruxelles et Gand, Belgium
2018, Galerie «Ne9enpuntne9en», Roulers, Belgium
Pascale Cottard-Olson Gallery, Stockholm, Sweden
Galerie J-L Magnan, Paris VI, France
Alex Claude est né en 1971. Il poursuit des études d'art à l'école des beaux arts de Paris. Il vit et travaille à Strasbourg

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Exposition / exhibition
09/10/2025 au 08/11/2025

The nocturnal waterfall, Acrylique sur panneau, 80x60cm
The line, Acrylique sur panneau, 80x60 cm
The cold tongue, Acrylique sur panneau, 80x60 cm
Rêverie, Acrylique sur panneau, 80x60 cm
The curve, Acrylique sur panneau, 80x60 cm
L'étang, Acrylique sur panneau, 80x60 cm
Before, Acrylique sur panneau, 80x60 cm
Les collines perdues, Acrylique sur panneau, 80x60 cm
L'Effacement, Acrylique sur panneau, 0x60 cm
Dans le vent, Acrylique sur panneau, 80x60 cm


Exposition / exhibition
11/10/2023 au 11/11/2023

color modicus, acrylique sur bois, 30x30cm
l'enclos, acrylique sur bois, 40x40cm
diptyque, acrylique sur bois, 30x60cm
îles, acrylique sur bois, 60x80cm
le bord de l'étang, acrylique sur bois, 40x40cm
nef des fous, acrylique sur bois, 80x180 cm
une autre attente, acrylique sur bois, 50x50 cm
la construction du vent, acrylique sur bois, 40x40cm
obsession, acrylique sur bois, 60x80 cm
suspension, acrylique sur bois, 40x40cm
the island, acrylique sur bois, 30x30cm
the map, acrylique sur bois, 40x40 cm

Des paysages nervurés, Alex Claude peint des paysages nervurés. La touche, tantôt soyeuse, tantôt fugace et allant jusqu'à de stridentes incisions sur la surface même de l'oeuvre, en est une vibrante expression. Mais limiter cette perception au registre du geste plastique est un écueil qui ne doit pas nous priver d'apprécier l'exploration picturale que l'artiste entreprend. Ce n'est pas parce que la couleur procède de tonalités assourdies qu'elle n'en scintille pas moins d'un éclat particulier. La subtilité des nuances accouche ainsi d'une myriade de sensations qui n'est pas pas sans rappeler d'authentiques devanciers, songeant au paysagiste Auguste Pointelin. A l'épreuve de paysages davantage issus de pérégrinations intimes, nous n'avons pas à déceler la nature des écorchures que le peintre inflige à la couche picturale, si ce n'est pour dire qu'elles donnent corps à une part d'insondable. Je ne sais pas dans quelle mesure ce fil tendu entre un geste invasif et une déclinaison chromatique parfois abyssale recèle de failles souterraines à même de révéler le portrait d'un artiste plus transgressif qu'il n'y paraît. Mais, ces paysages dessinent en creux la part ultime d'un être pour qui la nature, venue de l'univers des songes, est révélatrice d’une quête d'un ordre fusionnel. Profitez des jours à venir pour découvrir l'exposition à la galerie Bertrand Hassoun. Spéciale dédicace à une amie très chère, Isabelle Marchal, pour m'avoir fait découvrir un artiste à la saveur particulière. (Samuel MONIER, responsable des expositions temporaires au musée de Dole, octobre 2023 )


Le noir longtemps défini comme l’absence de lumière est bien autre chose et d’abord un vecteur privilégié de l’imagination et du rêve. On sait – au moins depuis Soulages – que le noir est bel et bien une couleur, et qu’il présente des nuances infinies. Alex Claude en fait un usage original et quand il ne « charbonne » pas, ses tableaux monochromes emportent le rêve et l’imagination. Car ce n’est pas tant la technique qui attire et retient l’attention dans son travail et son œuvre… mais la profondeur, la dimension mystérieuse, la perspective atmosphérique de ses paysages imaginaires et sans fin, souvent troués par un fleuve, une vallée, noyés sous une pluie permanente, sous un ciel sans lumière dont on s’attend à voir lentement surgir un paysage de Nicéphore Niepce ou de Robert Demachy. À la façon d’un Victor Hugo et ses paysages fantastiques, ses lavis « gothiques » et pleins de mystère, Alex Claude nous entraîne dans un monde et des paysages sombres et in-finis. Aspiré par leur profondeur, les traces qu’il voit peu à peu apparaître à la façon d’un palimpseste, l’œil se perd à la recherche d’un détail, d’une trace de vie, croit y discerner une ville, un monde noyé de brouillard, hostile, inhospitalier, et pour tout dire inquiétant par son silence glacé, où l’œil puis l’âme s’égarent, se perdent dans les nuances de gris. Et reviennent à l’esprit ces vers de Paul Éluard : « J’ai tant de raisons de me perdre Sur cette terre sans chemins et sous ce ciel sans horizon… » Jean-Marc Berlière Historien Juillet 2021